01 mars 2012

La maîtresse a  quelque fois lancé dans la classe le mot "oisif". 

Juste pour le plaisir .

Il se trouve qu'elle chérit ce poème de Saint-Amant.

Accablé de paresse et de mélancolie,
Je rêve dans un lit où je suis fagoté,
Comme un lièvre sans os qui dort dans un pâté,
Ou comme un Don Quichotte en sa morne folie.

Là, sans me soucier des guerres d'Italie,
Du comte Palatin, ni de sa royauté,
Je consacre un bel hymne à cette oisiveté
Où mon âme en langueur est comme ensevelie.

Je trouve ce plaisir si doux et si charmant,
Que je crois que les biens me viendront en dormant,
Puisque je vois déjà s'en enfler ma bedaine,

Et hais tant le travail, que, les yeux entrouverts,
Une main hors des draps, cher Baudoin, à peine
Ai-je pu me résoudre à t'écrire ces vers.

Quand on arrive à  " cette oisiveté " ,

la maîtresse explique le mot et

demande aux élèves de faire des phrases

avec ce nouveau mot.

Tout le monde semble avoir compris.

Arthur s'agite du fond de la classe.

Cela insupporte la maîtresse qui le questionne.

Histoire de le "recentrer sur les apprentissge"

comme l'avait conseillé il y a quelques années

une conseillère pédagogique:

"Est-ce que tu es oisif  ?"

Arthur , choqué :

"Bein non je ne suis pas moisi"

La classe est hilare, la maîtresse perplexe.

Arthur ne s'est plus jamais remis au travail depuis noël

et ses réponses sont souvent à côté de la plaque!

Posté par Melodie7 à 10:38 - Commentaires [0] - Permalien [#]