14 septembre 2013

GRAND ORAL

La réunion parents-professeur

s'est prolongée jusque tard dans la soirée. Les parents étaient toujours assis

lorsque les lumières de l'école se sont éteintes.

Seule, la classe brillait comme un falot, tenu à bout de bras par la maîtresse.

Les parents  semblaient convaincus par les dictées quotidiennes,

la grammaire à partir de textes d'élèves.

Ils ont souri quand elle a comparé sa classe à un grand laboratoire,

acquiescé quant à la place donnée aux productions d'écrits ,

ri au récit de quelques anecdotes de classe.

Entre la présentations des cahiers, ses rituels singuliers,

les évaluations courtes, les lectures, certaines obligatoires , d'autres libres,

la fabrication de jeux au statut d'exercice, les arguments de la maîtresse sont précis et justes (elle y tient).

Ils acceptent l'idée que les élèves rentrent à la maison en racontant qu'ils ont joué en classe,

 qu'une maîtresse bouleverse sa programmation

si un évènement, un texte, des propos lui permet de dérouler le tapis d'une notion.

Elle a décrit ses-va et-vient entre les manuels scolaire et les textes d'élèves

pour que les activités de classe prennent du sens;

ses cheminements entre la contextualisation et la décontextualisation

pour motiver les élèves et les emmener vers plus d'abstraction.

 La maman d'Hippolyte pense que son fils "sera bien dans cette classe "

et la maman de Camille " aime la liberté qu'ils ont ".

La maîtresse est rassurée : ses méthodes étonnantes n'effraient pas les parents.

 

Elle va pouvoir travailler sereinement.


 

Posté par Melodie7 à 18:09 - - Commentaires [5] - Permalien [#]