08 mai 2013

l'an passé

un collier en pâte fimo

emballé façon sachet de thé

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DES  BILBOQUETS    un grand et un petit

POUR DÉFIER SON PAPA

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http://journaldeclasse1.canalblog.com/archives/2012/06/16/24508224.html

http://journaldeclasse1.canalblog.com/archives/2012/06/16/24508242.html

décorés à la manière de Klimt

http://journaldeclasse1.canalblog.com/archives/2012/06/16/24829812.html

 

 

 

 

 

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07 mai 2013

RDV avec le papa de Marysa

La maîtresse attend le papa de Marysa.

( Elle ne verra certainement pas la maman

qui passe le plus clair de son temps à dormir,

ne sort plus de chez elle .)

Un papa qu'on ne voit jamais, selon une collègue ,

un papa qui se tient à distance de l'école.

Un papa qui, selon un collègue, s'était montré puéril,

il y a 4 ans, vis-à-vis  de son fils.

Un papa que la maîtresse voit partir à 16h30 penché vers ses enfants,

à leur écoute, attentif.

Elle aime ce papa attentionné,

qui a le vocabulaire et l'accent de ceux qui ont opté pour l'école buissonière.

La maîtresse explique le dessin et les mots autour. Elle se veut ferme

pour rappeler la loi,  les recours éventuels de l'institution scolaire, le cadre de la classe.

Elle entend la difficulté du papa à mettre des limites à ses enfants.

Des limites à son fils . Des limites à Maryssa. Ce qu'approuve sa fille à mots couverts.

" Alors tu veux que je sois un méchant papa ?"

Réexpliquer l'importance de dire NON pour avoir la liberté de dire OUI.

Désapprouver et le signaler, interdire la violence du frère sur la soeur,

exiger le rangement de la chambre,  la constance dans les devoirs etc :

structurer les enfants  pour permettre à Marysa de se consacrer aux apprentissages

au lieu de perdre du temps à questionner le cadre de la classe,

remettre en jeu les limites des deux enfants

qui ne sont pas claires pour plus de sécurité intérieure.

La maîtresse trouve ce papa perspicace, alors,

parfois, elle se tait  ( elle est en train d'apprendre à se taire ) 

pour laisser le père parler à sa fille:

" Quand tu pleures ainsi, c'est aussi un peu pour te faire remarquer,

c'est comme celui qui crie dans la classe. Toi tu ne cries pas mais tu pleures."

 

 

 

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06 mai 2013

Hector

Hector  est un enfant précoce qui est passé du C.E.1 au C.M.1.

Hector a un voisin depuis peu.

Son souci n'est plus de trouver un interlocuteur.

Hector bavarde beaucoup, soliloque parfois,

n'écrit plus très bien, bâcle aussi son travail.

Hector récolte les petites remarques de la maîtresse

qui essaie de lui faire prendre conscience du changement.

 

A l'appel du matin

(propice aux initiatives individuelles, certains s'essayant aux voix  etc) :

- Hector!

- Yes!

Dans l'après-midi, Hector, qui n'écoutait pas, n'a pas compris la consigne .

- Hector tu fais un peu ce que tu veux en ce moment.

- Yes!

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02 mai 2013

Naissance du racisme

Naissance du racisme:

La croizan de la maîtresse au petit matin  : 

" moi z'aime pas Elian,

y porte pas de zupe, c'est pas une fille.

Z ´aime pas Elian pacequ'y est pas comme moi."

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27 avril 2013

Janelle

 Soucis avec Aurélie la très proche voisine : Janelle ne peut pas écrire un conte seule;

il lui faut quelqu'un à ses côtés ... comme une toute petite fille et sa maman.

C'est comme la multiplications de nombres décimaux :

Janelle est restée dans un état de stupeur devant sa feuille,

pétrifiée devant les questions élucidantes de la maîtresse.

Se lancer dans un exercice qu'on ne maîtrise pas,

s'aventurer dans la construction d'un récit.

Seul face à soi-même, seul face à ses savoirs en construction.

Un individu en train de naître. 

Autonomie du coeur et de l'esprit.

 

 

 

 

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25 avril 2013

Les mecs


 

La maîtresse, le temps d'une réflexion de mercredi , était remontée contre ses garçons:

Les filles sont  travailleuses : Janelle parle de ses difficultés en compréhension de texte,

Cyrielle explique ses soucis dans le travail par ses nombreux déménagements puis

la miss s'étonne de son excellente évaluation en conjugaison.

Laure évoque intempestivement ses craintes en math.

Et les garçons ?

On trouve parmis eux  les élèves qui cherchent des potes pendant les exercices de français,

font parfois rouler des billes dans la classe pendant les maths, ricanent, papotent.

La maîtresse en a collé quelques-uns entre une fille et la vitre, entre une fille et le radiateur.

Et chez les collègues? C'est la même chanson!

Et les garçons cherchent-ils des réponses à leurs difficultés scolaires?

La maîtresse souhaitait leur mettre la puce à l'oreille,

fomenter une révolte contre les statistiques .

Elle partage avec eux son questionnement.

Elouan intervient : "Maîtresse, je t'avais dit que mes parents avaient divorcé!

-  Oui mais y as-tu réfléchis? Est-ce que tu t'es demandé en quoi cela t'empêchait de travailler?

Je t'avais expliqué qu'on pouvait toujours inventer des choses impossibles,

démarrer un texte et écrire une histoire avec des parents qui se rabibochent ,

tout cela pour rêver et progresser en français. Tu te souviens de notre conversation? L'as-tu fait?

Quelles questions t'es-tu posées?

 

 Un midi,  sur sa radio fétiche

 où officie celle qu'elle écoute en podcast

                           La maîtresse y entend que les garçons comblent le décalage de maturité avec les filles

vers  21 ans.

Horrifiée, elle arrive en classe pour partager cette terrible nouvelle!

Jonathan n'en prend pas ombrage:

" Bein comme ça, ça nous laisse jusqu'à 21 ans pour jouer!"

 

 

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24 avril 2013

Elsa la petite souris

Elsa va mieux.

c'est le bilan de son bulletin.

Elsa et son papa sont dans la classe.

   Les apprentissages sont au goût du jour mais le gros souci reste

cette timidité. Même avec  sa maîtresse.

Malgré  quelques exhubérances pour montrer sa joie ,

Elsa est une girafe au coeur de souris.

La maîtresse s'inquiète toujours pour ces élèves empêtrés

dans la gêne et le malaise. Elle se dit que ceux-là n'ont pas les armes

pour riposter aux morsures de la vie.

Elsa ressemble tant à la maîtresse enfant!

Si elle pouvait, au moins, semer quelques graines pour l'avenir.

La maîtresse évoque cette timidité avec le papa lors de la remise du bulletin.

Le papa admet : Oui c'est un gros souci . Il y pense avec angoisse.

Non, Elsa refuse d'aller voir un psy . Comme sa grande sœur l'a fait!

Elsa ne veut pas lire ses poèmes en classe ni ses histoires.

ni même les montrer à la maîtresse .

La maîtresse explique qu'elle a toujours respecté la distance d'Elsa.

Mais cela va changer un peu.

 Et puis aujourd'hui un mystère de la vie de classe:

Pour enrichir la production d'écrit, la maîtresse a exigé

l'ajout d'adjectifs aux groupes nominaux.

Quelques exemples à l'oral:

Tim propose "un poisson" qui devient "un poisson diabolique",

"un gentil poisson", "un poisson rouge", puis apparaît le nom commun " chat"

Elsa lève le doigt, évènement quasi exceptionnel 

qui n'échappe pas à la maîtresse, et offre :          

 " un chat timide"

Et même si le propos n'a rien d'inattenu,

la maîtresse en reste comme deux ronds de flan!

A 16h30, elle apostrophe Elsa:

"Dis donc ce chat timide,  quelle chouette idée d'histoire!

Mais ce chat c'est pas un peu toi?

 Tu pourrais l'écrire cette histoire!

Et je pourrais la lire?

Et puis, tu vois, si un jour tu acceptais de voir un ou une psychologue,

et bien tu pourrais lui montrer cette histoire

qui parle d'un petit chat timide mais qui parle aussi de toi...."

La petite acquiesce avec un grand sourire.

Elles en reparleront.

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20 avril 2013

Aurélie et Janelle

La maîtresse a effectué quelques changements de places ces dernières semaines:

Janelle  a quitté Noémie pour s'installer à côté d'Aurélie sur une rangée de trois tables .

Les filles sont, ensuite, venues demander à être toutes les deux et non trois.

La maîtresse connaît la propension de Janelle à fusionner.

La maîtresse l'a séparée de Noémie son amie depuis plusieurs années.

Des années avec beaucoup d'histoires au coeur d'une amitié complexe

une relation fusionnelle, souvent douloureuse avec une qui donnait des "coups"

et l'autre qui serrait les dents. Le coeur plein de doute :

"il y a des problèmes. Comme si c'était à cause de moi." Et Janelle qui venait parfois demander

à la maîtresse des explications sur le comportement de sa copine : " On dirait qu'elle ne m'aime pas."

Janelle essaie d'aller vers les autres mais "Noémie est toujours dans sa tête".

La maîtresse refuse d'isoler les deux nouvelles amies .

Aurélie et Janelle supplient la maîtresse, boudent puis se résignent.

Puis au gré des changements, les deux copines se retrouvent finalement toutes les deux.

Ce jeudi matin, Aurélie demandent l'autorisation de lire un poème écrit à deux :

L'histoire d'une fleur et de sa soeur, l'histoire d'un bonheur. Une séparation dûe à un joli coeur

et le chagrin de celle qui se retrouve seule.

Et puis la maîtresse leur demande si ça parle vraiment de fleurs,

"est-ceque ça ne parlerait pas de deux filles qui s'aiment beaucoup

et qui veulent rester toujours toutes les deux .

Tiens ça ne vous ressemblerait pas un peu?"

Les filles ne semblent pas comprendre.

10 mn plus tard, Aurélie propse une deuxième histoire : une histoires de deux amies,

l'une s'en va, l'autre est triste. Et puis la première revient et elles sont heureuses.

"On reste toujours sur le même thème" a remarqué la maîtresse qui agace les filles.

Elle se gardera ses vérités. Cette fois elle n'a pas trouvé preneur.

Peut-être juste un poème sur l'amitié. Un cadeau.

 

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17 avril 2013

deux amis

IMG_7781Découverts par des yeux curieux :

deux amis, deux frères

blottis l'un contre l'autre

au fond d'une trousse.

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15 avril 2013

fragilité

A nouveaula douleur et le chagrin que ne peuvent effacer les rires des enfants,

les larmes mêlées aux pluies matinales.

 

Un lundi matin avec une Maryssa très vite insolente,

qui hurle " mais de tout façon tu me manques toujours de respect "

puis pleure à grands bruits.

La maîtresse ne peut pas affronter toutes les tempêtes,

celle de la maison, celle de classe;

elle refuse les accusations de l'enfant , celle de l'adulte.

Voilà , elle sait bien que les vilenies cachent du chagrin.

Parfois on ne peut pas aller contre la souffrance d'autrui. En tout cas aujourd'hui.

Elle n'est pas si solide. Fragile aujourd'hui.

Pourtant, il ne faut pas flancher...

Posté par Melodie7 à 12:49 - - Commentaires [8] - Permalien [#]