Ma gestion plutôt souple devient problématique en fin d'année:

Mai et juin sonnent le réveil des monstres ou des monstresses:

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

c'est le moment idéal pour une , deux , trois

ou, comme cette année, quatre élèves qui vivent

la classe comme une scène.

Une fois les bulletins distribués,

les passages annoncés.

Juliette s'énerve, traverse la classe

en grandes enjambées, soupire au nez de l'adulte.

Les trois autres élèves ont déjà eu un petit entretien,

la sanction puis la rencontre avec les parents.

Après amorcé une discussion avec Juliette

(quelles larmes se cachent derrière une si grande colère mise exergue?),

donné quelques punitions,

la maîtresse lui demande d'aller se calmer ds le bureau du directeur.

elle n'a pu rencontrer les parents qu'une seule fois dans l'année,

et elle était la seule a voir un problème:

"Juliette écoute bien sa grande sœur, Juliette accompagne les deux plus jeunes à l'école,

Juliette a la fibre artistique, Juliette a beaucoup progressé par rapport à l'an dernier"

alors que la maîtresse, elle, constate que les cahiers se perdent à la maison,

les devoirs non faits , les évaluations jamais signées.

alors, deux mois avant les vacances, la maîtresses aimerait bien un peu de sérénité et

au lieu de cette gamine qui hurle pour règler des comptes.

(certainement pas avec son enseignante qui l'a laissée

prendre de beaux rôles et s'épanouir sur scène !)

" Va te calmer dans le bureau du directeur!

" Ah ba non ! vocifère l'insolente.

la maîtresse sent la moutarde lui monter au nez.

Elle sent aussi le regard des élèves et le rapport de force qui se joue.

" DONNE-MOI TON CAHIER DE CORRESPONDANCE!"

Et là, la monstresse se ramollit et tente un dernier "oh non maîtresse!" puis sanglote

La maîtresse s'étonne : "Mais Juliette,

pourquoi pleures-tu puisque tu as perdu ton cahier de correspondance il y a plus d'un mois!!!!"

Il y a des absurdités incroyables !