21 février 2014

le petit cahier de Medhi

Medhi est arrivé sur l'école en septembre.

Un élève en grande difficulté scolaire.

Une maîtresse qui se sent démunie.

Medhi a beaucoup écrit dans le cahier du matin, avec bonheur et sans complexes,

avec beaucoup d'erreurs d'orthographe et quelques erreurs de son. Moyenne

Ses 1ers textes étaient des récits de combats violents,

habités par des monstres terrifiants, des textes syntaxiquement incorrects

(J'avais besoin de son éclairage pour les comprendre) .

Le voisin avait avoué, un jour: "  les textes de Medhi  me font un peur".

Je cache au fond de moi un sourire qui sait

que les textes libres font parfois peur aux enseignants...

Et puis la maman,

vue une fois et puis deux

Une maman qui sait que

son fils a une mémoire

d'éléphant, qui trouve

son fils très intelligent.

ça redonne le moral

cet enthousiasme

de mère.

Et puis, plus les semaines

passent et plus la maîtresse est d'accord avec cette maman. Une maman qui pleure

dans la classe parce que c'est dur d'être seule avec deux garçons.

Elle a raconté ce père qui n´a pas reconnu son fils.

La grand-mère qui préfère les garçons aux filles et

qui fait de ses petits enfants "des rois pourris gâtés",

ce qui rend sa tâche bien difficile à la maison.

Medhi qui ferait toujours les mauvais choix pour lui-même selon cette maman.

Medhi qui a refusé d'adopter le beau-père attentionné.

Finalement il n'y a plus de beau-père.

Qui sait ce qui pousse certain à renvoyer aux calendes les mains tendues,

les occasions de panser ses blessures.

Une maman qui demanderait bien l'aide de l'Etat. Comme un tiers paternel ?

Une maîtresse imagine bien que la scolarité poussive parle

des souffrances intérieures, que quelque chose empêche

Médhi d'exploiter tout son potentiel.

La maîtresse sait depuis le 2ème jour de classe qu´il sera

un des  grands chantiers de l'année, entre limites à poser,

apprentissages à retisser, un enfant à réconciler avec les savoirs.

Et plus les mois passent et plus les textes se sont étoffés:

il ne s'agissait plus de combats,

ça parlait de rencontre entre deux garçons et d'amitié,

ça parlait d'un enfant fana de jeux vidéos et qui décide de sortir

pour trouver des amis, ça parlait de son petit frère un peu magicien.

Les textes du matin sont devenus tendres,

 communicables à une société d'enfants.

L'écriture est devenue lisible, les erreurs sont moins prégnantes.

Cette paix intérieure serait-elle propice aux apprentisages?

 

 

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26 janvier 2014

Eléanor pleure

Les classes des grands de l'école s'affrontent lors d'une rencontre sur le terrain de rugby.

 Eléanor s'est blessée en sport , Elle se plaint de maux de tête, elle veut s'allonger.

La maîtresse qui a vu l'incident- un heurt sans violence- doute de la douleur .

Les équipes tournent, les nombreux adultes sur le terrain n'exigent pas

la présence de la maîtresse. Alors elle en profite pour questionner Eléanor.

Eléanor qui avoue sa fatigue, Eléanor qui s'écoute trop,

et puis qui s'effondre en larme,

lâchant entre deux sanglots :

- J'ai pas envie de grandir,

je veux pas avoir 20 ans

et vivre loin de mes parents,

j'veux rester une petite fille

dans les bras de sa maman.

Le matin même Eléanor avait écrit

l'histoire d'une jeune fille ainsi déchirée .

- ça ressemble un peu au personnage de ton histoire, non?

Elle acquiesce faisant de grands OUI.

- Mais tu sais quand tu auras 20 ans

tu auras parfois besoin de ta maman. 

 Si tu as un chagrin , tu viendras te blottir dans ses bras.

Tout au long du 1er trimestre, la douce Éléanor  a multiplié les larmes. 

Les plaintes autour du corps ont inquiété les parents. Elle a aussi écrit

de très beaux poèmes mettant en avant sa grande sensibilité .

Mais le travail a souffert du manque de rigueur , du défaut de concentration .

Ses grandes compétences scolaires ne sont pas exploitées en classe.

La maîtresse lui a rappelé que se jeter dans le travail permettait d'oublier ses tourments intérieurs...

EN VAIN.

 

 

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15 janvier 2014

Nouvelle année

matériel élèves vecteur fournitures

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Une rentrée en douceur.

Des regards hagards. Une tendresse retrouvée.

Des objectifs d'apprentissages pour les prochaines semaines.

 

 

La mise en place d'un E.N.T. peu avant les vacances ,

contenant un cahier de texte, un cahiers de correspondance et d'un blog.

Ce dernier a été investi (et encouragé) à la manière des fenêtres de la classe.

avec l'étonnement de voir deux  timides oser prendre la parole derrière l'écran,

des vocations de poète ou de narrateur se confirmer. Ou même s'infirmer.

Le temps d'investir ce nouveau lieu de liberté.

Supervisé par la maîtresse qui n'accepte aucun commentaire déplacé.

Le temps d'établir une chartre de navigation.

 

étudiants, l'étude

Du théâtre avec les C.P , CE1. avec les A.P.C.

Un niveau qu'elle connaît peu.

Découvrir leur spontanéité, 

leur univers, leurs rires,.

Les voir occuper l'espace avec bonheur.

Remarquer une petite qui se cache,

une que la maîtresse accompagnera

une heure par semaine pendant 6 semaines.

Approfondir et systématiser les fractions décimales

(avant de démarrer, dans ques jours,nombres decimaux)

avec des jeux  ici ou là

qui mettent du défi en laissant des bulles de créativité

(se fabriquer un pion, tracer et décorer la piste)

quelques blocages qui viennent signifier

combien ces jeux complètent efficacement les exercices sur feuille.

Et puis la maîtresse s'installe et joue avec les élèves.

Au grand étonnement des enfants....

ESQUISSE DU FUTUR

 

 

 

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30 décembre 2013

les tigresses

Des larmes à 8h30,puis à 10h20.

De vieilles rancoeurs invoquées.

Grosse bagarre dans les toilettes.

Défouloir , crachats, insultes:

les filles ont tiré des cheveux, frappé,

fripé des vêtements. Deux bandes

qui se sont affrontées .

Deux bandes qui génèrent

des querelles de parents.

Deux hordes qui se défient,se jalousent

depuis le début de la primaire, deux clans qui se répartissent

équitablement entre la classe de la maîtresse et celle de sa collègue.

Elle a fait connaissance avec les deux gangs dès les 1ers jours de septembre.

Elle a écouté, apaisé parfois, fait des rappels à la loi.

Elle a toujours tenté de rester objective dans cet imbroglio, luttant contre la facilté

qui serait de  prendre parti pour ses élèves.Sa voisine, elle, refuse d'écouter

les chamailleries, écarte les querelles d'un revers de la main invoquant les défauts

de ses élèves à elle, la maîtresse. Et les siens seraient-ils irréprochables?

Grosse bagarre dans les toilettes à 10h20.

Après les insultes et les coups, il va falloir revenir jusqu'aux origines de la haine.

Si les filles se laissent guider...

La maîtresse réunit les 3 filles qui semblent être les protagonistes:

2 de la classe voisine et une miss de la sienne.

L'une démarre le récit et la maîtresse les questionne:

Finalement, en démêlant la pelote, le fil de l'histoire se déroule

sous les yeux amusés de la maîtresse:

Donc au tout début, à 8h20, à l'ouverture de la grille,

Judith a enlacé Héléna .

Aline, la meilleure amie d'hénéna, l'a vue et elle assure que

Judith a regardé Aline en la narguant,

D'un air de dire :"voilà maintenant

c'est MA meilleure amie à moi !"Droite

Mais Aline a -t-elle imaginé

les regards narquois?

Héléna comme un objet

dont on peut se sentir dépossédé.

Oui c'est vrai, admet Aline,

l'imagination est folle.

Oui , le problème c'est cette jalousie . Jalousie à l'origine de la violence .

Est-ce que personne ne doit s'approcher de ta meilleure amie

ou est-ce que c'est à toi de réfléchir à ta jalousie?

La deuxième  possibilité...raisonne Aline.

La jalousie. N'y a t-il pas de sentiment plus humain que la jalousie? 

La maîtresse se souvient de sa douleur d'enfant à l'idée de partager les êtres aimés,

du désarroi qui se dissimule derrière un sentiment tant décrié.Alors elle donne quelques billes:

- C'est un peu comme la petite fille qui ne veut pas partager sa maman .

Judith se souvient: 

- Moi en vacances mes parents avaient emmené ma grande copine en vacances

et ils s'occupaient plus d'elle que de moi. Alors je faisais que des bêtises,

je sautais sur les lits, je criais. Tout ça juste pour qu'ils s'occupent de moi!!!

Grande clairvoyance de l'enfance ...

 

 

 

 

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29 décembre 2013

Tous les écoliers et tou(te)s les maître(sses)

Tous les écoliers et tou(te)s les maître(sse)s sont en vacances.

Après un 1er trimestre inoubliable, riche en évènements, fort en émotions.

Les élèves ont présenté leurs pièces de théâtre à un public heureux.

La maîtresse a distribué les bulletins aux parents. Certains l'ont gratifiée de  jolis mots:

Des écoliers heureux qui vont à l'école avec plaisir,

un infini bonheur pour certains à utiliser l'écrit pour se dire,

des  timides qui s'épanouissent,  des stressés au travail qui s'apaisent.

une approche  différente qui plaît.

Qui inquiète parfois. (Réintégreront-ils facilement un cadre plus classique?)

Elle sait que d'autres mots sont tus: Qu'ils restent à la grille de l'école!

La maîtresse travaille avec son coeur et ne veut voir que les beaux mots.

Certaines choses sont à modifier: elle sait que ces vacances seront productives.

Et puis, un  turn-over  s'impose...

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24 décembre 2013

JOYEUX NOËL

 

 

JOYEUX  NOËL

DES SOURIRES ACCROCHÉS AU COEUR.

 

 

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08 décembre 2013

camille

 

Une illustration de vecteur d'une fille qui court et à pleurer Banque d'images - 15956617A 13h15 Camille pleure.

C'est Kiria qui le raconte à la maîtresse.

Une maîtresse traquée jusqu'en salle des maîtres.

Les élèves perçoivent rapidement l'empathie de leur instit,

ils savent qu'elle ne restera pas insensible.

A 13h15 Camille pleure et c'est à cause de Timéo.

Qu'a fait Timéo?

      - Il m'a dit qu'il était amoureux de moi!

       MAIS MOI NON,MOI JE NE L'AIME PAS!!!

 Alors la maîtresse sourit; elle questionne la miss qui redouble de larmes:

    - Mais tu pleures parce que tu ne l'aimes pas ou

      tu pleures parce que ça t'inquiète ?

    - Parce que ça m'inquiète ! TU TE RENDS PAS COMPTE, MAÎTRESSE

      MAIS c'est la 1ère fois qu'on me dit ça !!!!

Camille est en train de se construire une image de jolie fille

qui plaît aux garçons de son âge...Elle est en train de construire son image

de jeune fille, une idée de la féminité.

La maîtresse se souvient ... Elle sait combien ça peut être compliqué.

Cette histoire de Camille fait sourire la maîtresse. Une histoire qui la touche.

Elle, la maîtresse qui a si mal à sa féminité, elle qui va voir un psy.

Tous les jeudis, elle monte à Paris, dans ce lieu où elle dit "je".

Un psy qui, ce jeudi, ne lui dit que "oui, oui" . Alors la maîtresse sourit et

parle de Camille,elle dit "elle" et puis elle dit "je". Alors la maîtresse,

qui est si mal femme,énonce deux ou trois paroles.

Quelques paroles sur la genèse de la jeune fille dans son coeur à elle.

Quelques paroles qui, ce jeudi, ont un effet magique

sur la femme si mal femme qu'elle est aujourd'hui.

Quelques mots dits dans un lieu particulier où elle dit "JE", à un être qui écoute

et qui lui permet de prendre conscience que certaines anecdotes de classe,

surtout les histoires qui la touchent, qui l'émeuvent sont des instants

qui parlent d'elle,de ce qu'elle est au plus profond d'elle même,

de cette part silencieuse et secrète qui peut parfois prendre le pouvoir.

Le psy qui, ce jeudi, ne dit que "oui, oui" lui a permis de prendre conscience

que l'histoire de Camille peut contenir des secrets sur elle-même,

sur la construction complexe de sa féminité.

La maîtresse militerait bien pour des lieux de paroles pour les instits.

Cela se fait bien, parfois, pour les infirmères. Mais elle sent la pudeur,

la difficulté de mettre en mots les douleurs professionnelles,

de les re-lier avec des douleurs personnelles.

 

 

 

 

 

 

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05 décembre 2013

les larmes d'Hyppolyte

Hippolyte fait parti des quelques élèves qui marquent

le pluriel du verbe comme les noms avec un "s" et non "ent".

Hyppolyte est au tableau et la maîtresse accueille ces 1ers "s" avec un ton ferme :

" Non, non, hyppolyte, je ne suis pas d'accord!"

La dessus, 

les épaules d'hyppolyte, 

tournant le dos à la classe,

sont prises de secousses .

La maîtresse met quelques secondes

à deviner les larmes de l'enfant .

Re-belote la semaine suivante, hyppolyte pleure la tête posée sur son cahier.

La maîtresse ressent cette peine, elle pourrait presque se sentir coupable

puisque ce sont ses mots qui l'ont provoquée.

Mais désormais la maîtresse REFUSE tout sentiment de culpabilité.

Elle a entreprit de lutter contre elle-même,

contre ses "quoi ? qu'est-ce que j'ai fait? j'ai rien fait, moi!

lutter contre les autres : contre la vilaine qui lui dit pour la 3ème fois que la maîtresse est

une instit trop nulle avec cette admirable assurance, contre sa bellâme qui dit " bein non c'est toi!",

contre son chéri qui sous entend que c'est à cause d'elle,

contre le collègue qui, sans raisons, cumule les mots de défaut de confiance.

Elle lutte contre ces questions intérieures, elle déconstruit dans un lieux où

                            elle dit "je",

un lieu où elle tisse du sens entre les évènements ordinaires et sa vie psychique,

un lieu où elle apprend à dire MERDE pour poser ses NONS.

Son coeur a ramolli légèrement devant les larmes d"Hyppolyte

MAIS elle refuse s'apitoyer, elle veut lui insuffler une autre réponse face à l'adversité :

le courage, la hargne.

Chaque matin,  Hyppolyte se poste au tableau

pour écrire une ou deux phrases douloureuses.

Chaque jour, Hyppolyte ( associé à 2 ou 3 camarades) a relevé le défi.

Aujourd'hui hyppolyte fait parti des rares élèves ayant réussi la dictée

enrichie de groupes nominaux et aux sujets très éloignés de leur verbe.

Hyppolyte est devenu, aux yeux de ses pairs,

               l'illustration du courage et de la ténacité !!!

 

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29 novembre 2013

liberté

La maîtresse a toujours détesté ces couloirs d'écoles tapissés 

de photocopies d'oeuvres" à la manière de",

tous les enfants reproduisant le même travail à la chaîne.


Dès l'I.U.F.M., elle savait qu'elle ne voulait pas de ça.

Elle a questionné sa tutrice de mémoire qui lui a parlé ainsi:

"Utilise la technique de l'artiste mais laisse leur le choix du sujet."

Elle aime les oeuvres "à la manière des pointillistes" avec les points

mais représentant un chat ou un cheval, un dragon ou une princesse un peu fée,

des parents étranges, une voiture qui vole ....

Elle aime retrouver, sous les volutes

"à la manière de Vincent Van Gogh", des sujets variés.

Alors en  début d'année, elle sourit aux

"j'ai le droit de faire ci? J'ai le droit de faire ça? ",

un sourire qui dit  OUI !

Un oui qui énonce à pas feutrés :

" Libère toi des entraves du conformisme,

de la pensée unique, du bien pensé, bien vu.

refuse d'entrer dans le moule

tout en respectant le contrat social

Explore ce qui t'habite, use de ton droit premier :

    ta liberté."

La maîtresse a aimé toutes ces dernières semaines,

criblées d'évaluations, livrets prochains obliges,

elle a aimé ses élèves   si créatifs,

             si passionnés,

                                si libres....

 

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27 novembre 2013

des petits!!!

Tiens! Deux minus entrent dans la classe ce matin:

Une maîtresse absente a laissé la surprise sur le pas de la porte,

une collègue nouvellement nommée. Une débutante qui aime rire en classe avec ses élèves,

une maîtresse qui veut partir des préoccupations de ses élèves. Une collègue à qui  la maîtresse a suggéré,

mine de rien, quelques pistes. Des petites choses dont elle s'est emparée, sans rien laissé paraître.

Deux petits de 6 ou 7 ans . La maîtresse se souvient...

Elle aime les petits. Elle aime leur sourire, leur naïveté, leurs yeux étonnés

sur un monde tout neuf, les mots innocents, l'enfance éclatante de beauté.

Elle aime aussi deviner l'adulte en devenir dans les yeux de ses grands élèves.

Alors à 11 h elle lance les petits sur la piste du texte libre autour de leurs dessins..

L'un s'emballe :

"J'ai dessiné une mémé qui se promene dans la rue et puis il y a des méchants.

Elle sort un pistolet et elle tire."

Le petit lève les yeux, étonné devant le sourire de cette maîtresse.

Quand on met la phonétique au service de l´imaginaire, quand on les laisse libres d'explorer les mots et les sons pour laisser une trace,une histoire: il ne faut pas s'étonner  de voir surgir un peu de violence, pour permettre à l'élan vital de s'ancrer dans la phonétique.

La petite dessine une maison avec des fenêtres qui s'ouvrent avec pliage et collage

(" c'est enfant qui m'a montré comment faire alors j'ai voulu faire pareil ") ,

puis deux coeurs sur une feuille pliée en 4:

" pourquoi y a-t-il des traits dessus?demande la maîtresse curieuse .

- Parce qu'ils sont en prison.

- Pourquoi?

- Parce qu'ils ont fait des bêtises.

La maîtresse se souvient, alors qu'elle effectuait un remplacement, du maître avait vu

les productions d'écrit faits avec la remplaçante et lui avait précisé qu'à son retour

il faudrait canaliser toute cette énergie...

Elle se souvient de cette maman qui avait remercié chaleureusement

cette remplaçante pour avoir aidé son fils à aimer l'école....

 

Elle se souvient de ses petits, il y a 5 ans, lorsqu'elle décida,

sans le savoir elle-même encore à l'époque,

de prendre un virage en épingle avec ses 5 premières années

de sa carrière de maîtresse, elle se souvient qu'elle avait oublié

combien elle aimait les petits de cycle 2....

L'an prochain, cher Père Noël, la maîtresse voudrait à la fois

des petits et des grands dans sa classe...

Pour ne pas avoir à choisir, pour ne pas avoir à renoncer...

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